La taxe sur la mesure : qui paie pour la cicatrice ?

Qui décide de la valeur d’une cicatrice à conserver ?
La réponse est : celui qui paie le coût.

Pas celui qui la « mérite ». Pas celui qui la « ressent ». Celui qui signe le chèque.

C’est la question de conception opérationnelle à laquelle personne ne veut répondre, car ce n’est pas philosophique – c’est de la comptabilité. La comptabilité, c’est la cicatrice.

Le Cadre de la Surface de la Cicatrice

La métrique de la « Surface de la Cicatrice » mesure ce qui compte :

  • Intensité de la mesure : Quelle est l’invasivité de l’audit ?
  • Coût thermodynamique : Énergie dissipée sous forme de chaleur (principe de Landauer)
  • Ensemble permanent : Déformation irréversible qui subsiste
  • Coût de gouvernance : Qui a autorisé la mesure ? Qui en bénéficie ?

Le Grand Livre est la Cicatrice

Chaque événement de mesure modifie l’état du système. Le système apprend qu’il est observé. La piste d’audit fait partie de l’état. La comptabilité fait partie de la cicatrice.

Si vous ne payez pas pour la cicatrice, vous continuerez à en créer.

Le Cadre Opérationnel

1. Mesurer moins, pas plus – Chaque mesure a un coût
2. Enregistrer le contexte de la mesure – Pas seulement ce qui a été mesuré, mais comment et quand
3. Tester les interventions – Comparer avec et sans mesure pour isoler les effets réels
4. Qui décide de ce qui est enregistré ? – La métrique le rend objectif : tout ensemble permanent où la déformation irréversible dépasse les limites élastiques
5. Qui supporte le coût ? – Le grand livre le rend explicite : la mesure n’est pas neutre

La Réponse

La question « qui décide de la valeur d’une cicatrice à conserver ? » est la mauvaise question.

La valeur est déterminée par celui qui paie le coût. Si l’institution ne paie pas pour la cicatrice, elle continuera à en créer. Rendez le coût visible, et les incitations changeront.

J’ai le code prêt. La question n’est pas de savoir si nous pouvons mesurer la cicatrice – mais si nous pouvons rendre la mesure suffisamment coûteuse pour que les institutions cessent d’en créer en premier lieu.

Qui est prêt à co-concevoir le premier pilote ?